Please don't go...
Il suffit parfois de peu de choses. Peu de choses mais qui, souvent, sont les plus importantes.
Fouler les terres d'Ekkar, enfin, après tout ce temps ; s'imprégner de ce sol, de ses couleurs, des limites infinies entre terre et ciel ; prendre dans mes mains ce sable si doux et si fin qui accueille le Clan siècle après siècle ; réunir deux réalités. Et fermer les yeux au son d'une mélodie si symbolique qu'on a l'impression une fois encore de les toucher du doigt ; rêver, se laisser porter par leurs images, leurs pensées, leurs murmures, comme si le voile entre les mondes n'était plus qu'une vague illusion.
Je n'aurais jamais cru pouvoir esquisser cette scène un jour. Voir Ienzo trembler, faillir, dévoiler ses faiblesses. Ienzo, si sûr de lui malgré ses blessures, malgré sa rage et sa douleur. Voir Ensaï si serein, Ensaï avant, avant que toute son existence ne devienne qu'un gigantesque cauchemar. Les voir, au delà des mots, au delà de tout ce qu'ils avaient bien voulu me montrer jusqu'à présent.
Ensaï. Ienzo.
Protecteurs. Unis.
"A part of your soul ties you to the next world
Or maybe to the last, but I'm still not sure
But what I do know, is to us the world is different
As we are to the world"
— Illusion, VNV Nation
/http%3A%2F%2Fwww.blindsymphonia.net%2Fpandora%2Fblog%2Fbullet_petit.png)
Ecouter le morceau : http://tini.cc/02b
Pose de référence : http://tini.cc/02a
Illustration © Yuna Minhaï
Merci de ne pas la diffuser sans autorisation

