01 juillet 2015 [1]

Un an déjà !

Bonjour à tous !

Eh oui, voilà un an (et quelques jours) que la seconde version de Pandora a vu le jour ! Je pense qu'il est donc temps de faire un pavé point sur cette belle aventure. Le 20 mai 2014, je réceptionnais dans mon garage les quelques 600 exemplaires du roman, publié grâce à vous. Après quelques allers retours administratifs, dépôt légal et autres joyeusetés, voilà le roman officiellement lancé, lâché dans la fosse aux lions nature, prêt à conquérir son lectorat... 

Alors que s'est-il passé depuis ce jour ? Le jeu en vallait-il la chandelle ?

Honnêtement et sans la moindre hésitation, je réponds : oui. Parce qu'il n'y a rien de plus beau que de partager cette aventure avec vous et de pouvoir raconter cette histoire. Parce qu'ils sont si importants pour moi qu'ils méritent une place dans le monde et que je suis contente d'avoir pu tracer une partie de leur chemin, qui plus est de la manière dont je le souhaitais, avec la liberté dont j'avais besoin. 

Mais la vie d'auto-édité est loin d'être un long fleuve tranquille. Bien sûr, et je le savais dès le départ, l'auto-édition, ce n'est pas rose ; il faut lire les petites lignes avant de signer. Et les petites lignes, écrites en tout tout tout petit, là, tout en bas de la page, c'est : "les vacances, c'est fini. Si tu veux que ça fonctionne, bouge ton cul". Auto-éditer un livre, ce n'est pas juste l'écrire puis le balancer en ligne et attendre que ça se passe, bien au contraire ! Après avoir passé des années à porter ce projet pour le faire naître, il faut continuer à le porter à bout de bras pour le faire vivre. Parce que des livres et leurs univers respectifs, il y en a des milliers ; parce que le monde littéraire, sur et en dehors d'internet est immensément vaste, et que sans efforts, un livre a tôt fait de disparaitre dans les méandres des publications. On a beau croire en nos rêves, en la qualité de notre projet, en l'utilité du bouche à oreille ou que sais-je encore, il faut se battre pour garder la tête hors de l'eau, parce que tout commence toujours par l'auteur. Tous les jours. Tout le temps. Partout. Depuis quelques mois, j'y travaille un peu moins, parce que ma boutique Terra Nostra me prend tout mon temps. Mais en même temps, c'est aussi par son intermédiaire que je peux en partie diffuser Pandora, alors je fais finalement d'une pierre deux coups... Mais je me rends compte quand même de la différence, entre le moment où je m'investis à fond dans le roman, et celui où je ne le peux pas. Après avoir endossé le rôle d'auteur, on prend celui d'éditeur, de chargé de communication, d'attaché de presse, de libraire... Et tout ça à la fois, H24, les salaires en moins. C'est un travail à plein temps si on veut donner toutes les chances de réussite à son projet. C'est fatiguant, coûteux, ça prend beaucoup de temps, mais le résultat n'est que du bonheur.

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J'ai vécu de très belles aventures depuis le lancement du roman, de très très belles rencontres sur les salons ou j'ai pu présenter Pandora. Certains d'entre vous sont devenus des amis, des personnes adorables avec lequelles il me plaît d'échanger autour de l'univers du roman. Parce que même après le point final, l'aventure ne s'arrête jamais. J'ai même eu l'occasion de réaliser des dédicaces illustrées pour une charmante demoiselle rencontrée à Senyu en février et j'ai eu mon premier cadeau pour Halloween au Salon Fantastique (spéciale dédicace Emma ♥). Grâce à My Major Company, j'ai rencontré d'autres auteurs absolument charmants aux côté desquels j'ai pu exposer... J'ai découvert leurs univers, leurs touche, leurs mots, et je me suis plongée dans leurs livres avec délectation. Quelques librairies m'ont offert la chance de pouvoir dédicacer dans leurs locaux, une expérience toute nouvelle et très enrichissante que j'ai adoré... Bref, une année géniale et productive du côté des rencontres et des échanges avec vous, mes chers lecteurs !

Mais je réalise au bout d'un an que j'ai fait quelques erreurs et que le livre a des défauts, c'est certain. Des défauts que je n'ai détectés qu'après l'impression et la publication. Vouloir tout gérer seul a des avantages comme des inconvénients. En relisant le roman, un an plus tard, je me rends compte qu'il y a pas mal de tournures de phrases que je corrigerais (retenez moi de faire une V3, pitié ! XD). Des choses à modifier, à supprimer, à rajouter. Malgré tous mes efforts, il reste aussi quelques fautes d'orthographe et coquilles, une quinzaine en 640 pages. Ce n'est pas énorme, mais c'est suffisant pour me donner envie de me défenestrer ; parce que ce n'est pas joli, que ce n'est pas professionnel, que ce n'est pas aussi parfait que je l'aurais voulu et que ça fout en l'air des mois et des mois de relecture (et qu'en plus ce sont des erreurs que je ne fais jamais en temps normal alors... pourquoi maintenant ? *part se rouler en boule dans un coin*)... Et surtout, parce que ça suffit pour que certains descendent le roman en flèche malgré la bonne volonté et toutes les excuses que j'ai pu glisser dans l'erratum qui figure maintenant entre les quelques premières pages, ne voyant que la forme au détriment du fond. Mais c'est le jeu et je le savais. Pandora n'est pas parfait alors que je l'aurais voulu sans faille, je l'assume.

J'ai cependant l'impression que lorsqu'on s'auto-édite, on est beaucoup plus attendu au tournant que lorsque l'on suit le chemin de l'édition traditionnelle. L'auto édition ne bénéficie déjà pas d'une bonne image au départ, mais du coup, j'ai en plus la sensation que la critique est beaucoup plus aisée, plus directe et plus vive. On ne regarde pas un livre auto édité comme on regarderait un livre "traditionnel". Si tu as voulu te débrouiller seul, alors il faut que tout soit absolument parfait. Et c'est tout à fait normal, c'est un engagement vis a vis du lectorat. On veut le meilleur pour nos lecteurs, on se démène à 2000% pour eux, on fait en sorte que tout soit parfait. Mais tout seul, c'est impossible. Parce qu'on est humain, qu'on a tous nos failles et nos faiblesses. Il y a parfois un décalage entre l'intenton de départ et le résultat final mais je pense qu'il est important de prendre les deux en compte. Bien sûr, dans le lot, il y a des gens qui se foutent royalement de sortir un torchon ; j'ai lu des livres, sortis de très grandes maisons d'édition, mal imprimés, des pages de travers, de l'encre qui bave ou au contraire qui efface la moitié des mots, des points qui manquent, des fautes d'orthographe (et tout ça dans le même livre...). Mais ça ne sera jamais aussi grave que lorsqu'un auto-édité commet un impair, malgré toute sa bonne volonté et ses efforts acharnés, du moins c'est l'impression que me laisse cette année écoulée. Attention, je ne me cherche pas d'excuses, qu'on soit bien clairs ! Mais quant tu t'auto-édites, tu te dois d'être irréprochable sinon on ne te ratera pas.

En un an de partage, il y a eu quelques retours, très souvent positifs, parfois négatifs. Le livre a été beaucoup soutenu, il a parfois marqué les esprits de quelques lecteurs qui, je l'espère, se souviendront des sacrifices de mes personnages ; d'autres ont passé leur chemin, peu réceptifs à l'univers de Newport ou d'Ekkar, à l'histoire d'Ensaï, Ienzo et des autres. Il parait qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, et tant mieux ;) . Des lecteurs ont parfois soulevé des points très pertinents qui permettraient d'améliorer le livre, d'autres ont simplement laissé ça et là des pics injustes et méprisants. Il y a eu des encouragements, des commentaires adorables, ainsi que des messages qui m'ont touchée droit au coeur et m'ont mis les larmes aux yeux. Des clins d'oeil amusants, aussi, des fou-rires, des fan-arts, des hommages... Et puis, il y a eu le revers de la médaille : certains chroniqueurs littéraires soi-disant enthousiastes mais au final peu scrupuleux, à qui tu envoies la version numérique du livre en avant-première et qui, dans la minute, te le balancent sur les plateformes de téléchargement illégal et te le diffusent à tout va, pour finalement ne jamais réaliser ta chronique (parce que oui les p'tits malins, je sais quel fichier j'ai envoyé et à qui ; ne croyez pas que je suis ignarde, bisous bisous ! ;) )

L'autre erreur que j'ai faite se situait au niveau du prix du livre. J'ai calculé celui-ci par rapport à ce qu'il m'en coûterait en cas de réédition (puisque la première publication était financée par la campagne MMC) et, surtout, j'ai naïvement cru que je pourrais proposer des offres sympa, des réductions régulières et des "prix salon" pour faire plaisir aux visiteurs. Mais ça, c'était sans compter sur la loi Lang, sur laquelle je ne m'étais pas suffisamment renseignée en amont, trop habituée au commerce "traditionnel". Exit les promotions et les réductions pendant les 2 premières années de publication du roman, pffff :( Malgré la qualité du papier, le format, le type de couverture et une reliure indestructible, 29,90€, ça reste assez cher, j'en suis tout à fait consicente. Du coup, la version numérique a eu plus de succès que la version papier jusqu'à présent, même si une bonne partie de mes stock a déjà filé, et c'est normal quand on compare les tarifs. C'est dommage, parce qu'il est bien beau et fait avec amour, mon p'tit pavé de presque 1 kg !

Pour résumer cette année, je dirais qu'y a eu du positif comme du négatif. Beaucoup plus de positif que de négatif, d'ailleurs. Si je devais retenter l'aventure (et je la retenterai très certainement un jour, soit avec les projets annexes de Pandora, soit avec d'autres projets, comme Blinded qui revient de temps en temps me titiller), ce sera avec le plus grand plaisir car j'ai trouvé ma voie, mais en agissant différemment sur certains points. L'expérience forge la connaissance. Je vais bien sûr poursuivre l'aventure avec Pandora pendant longtemps encore, car je ne suis toujours pas lassée de cette belle obsession. Et, soyons honnêtes, je ne peux pas me passer d'eux ! Il y a encore tant de choses à faire autour de ce roman que je ne sais même plus par où commencer. J'aimerais reprendre les illustrations, mises de côté par manque de temps, et poursuivre par la même occasion le Liber eX Pandora, le livre annexe au roman. J'aimerais mettre à jour la boutique, sur laquelle il manque encore beaucoup des goodies que j'affectionne tant (oui bon, je suis une auto-groupie, zut hein !). Il y a pas mal d'annexes qui attendent d'être écrites également, des scènes "cachées", des bribes de leur passé, de leur avenir, des confidences... Car de jour en jour, j'en apprends encore sur tout ce petit monde...

Quoi qu'il en soit, s'auto-éditer n'est vraiment pas simple et, après un an d'aventure, l
es conseils que je donnerais aux auteurs qui me lisent et qui souhaitent se lancer dans l'aventure de l'auto-édition seraient : 

  • Prenez bien conscience de là où vous mettez les pieds. S'engager en auto-édition peut être un cadeau comme une malédiction et l'avenir de votre projet dépend uniquement de vous. C'est un engagement difficile, long et fastidieux, pas une sinécure.
  • Soyez prêts à vous investir corps et âme pendant des années dans votre projet. Soyez prêts à vous sacrifier pour lui, à vous battre, à ne jamais renoncer.
  • Faites bien attention à ce que vous faites, à tous vos choix, et à qui vous accordez votre confiance.
  • Bossez, bossez, bossez encore, donnez le maximum pour votre projet... Et attendez-vous à vous en prendre plein la gueule... Mais comprenez surtout qu'un message positif en efface 10 négatifs ;)
  • Et le conseil le plus important de tous : croyez en vos rêves !

Ce que je retiens surtout de cette première année de publication, c'est qu'à son échelle, Pandora a laissé une petite trace. Leur histoire a été contée, et certains d'entre vous la retiennent. Peu importe que vous soyez 1000 ou 1 million, les murmures du désert et de cette ville déchue ont été entendus et ça, c'est juste énorme !

Bref, vous n'avez pas encore fini d'entendre parler de Pandora, pas de chance :D






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