06 juillet 2014 [0]

Extraits du roman

Bonjour à tous ! J'organise parfois des petits jeux sur la page Facebook du roman. Le dernier en date consistait à me donner 10 chiffres entre 1 et 53, correspondant aux chapitres du roman (en réalité, il y en a un peu plus, mais je n'allais quand même pas vous spoiler sur la fin de l'histoire, n'est-ce pas ? :p ), dans lesquels je piocherai afin de vous donner des extraits des chapitres correspondants. Les 10 chiffres ont été donnés, alors c'est parti ! Voici quelques citations et extraits de Pandora...

 


  

"— On a eu chaud, cette fois…
— Tu t’attends peut-être à des remerciements ? lança l’autre, en se redressant. Je ne t’ai rien demandé !
— Eh bien, mon vieux, ce n’est pas la reconnaissance qui t’étouffe ! Si je n’étais pas intervenu, tu serais entre leurs pattes à l’heure qu’il est. Allez, on bouge.
— Je n’irai nulle part.

Le guide fit volte-face et bouscula son protégé qui perdit l’équilibre et tomba les fesses les premières sur un tas de cartons.

— Écoute-moi, maintenant ! lança-t-il, excédé. Ces mecs, ce sont les Suiveurs. Fais ce que tu veux, mais si tu souhaites vivre, fuis-les comme la peste.
— Ou quoi ? insista l’étranger.
— Ou tu ne seras plus qu’un chien avec un joli collier."

Extrait du chapitre 3

 

"Heather rouvrit les yeux, surprise de les retrouver humides. Elle était à nouveau dans sa tente, prête à prendre congé. Quelques secondes à peine ; ça n’avait pas duré plus longtemps, mais cette vision lui avait paru si réelle qu’elle aurait pu sentir le vent sur sa peau et le macadam brûlant sous ses pieds nus… Une vague d’émotions contradictoires et inexplicables s’empara d’elle, entre soulagement et tristesse. Malgré tous ses efforts, elle était incapable de se remémorer la scène dans son intégralité. Avait-elle réellement eu lieu ? Comment savoir si son esprit ne lui jouait pas encore un tour ? 

Rêve. Illusion. Mémoire ?"

Extrait du chapitre 7

 

"Le jeune homme se rapprocha de son miroir improvisé et contempla l’image morcelée sitôt rattrapée par le néant. Son teint hâlé, que même la lueur blafarde des néons ne parvenait pas à ternir, soulignait ses prunelles d’azur rougies par de longues heures d’insomnie. Ses traits tirés donnaient à son visage un air sévère qui disparut presque instantanément tandis qu’il posait ses doigts sur le verre glacé. Quelques mèches de cheveux charbonneux glissèrent le long de son front et vinrent chatouiller ses paupières gonflées. Il grommela et, d’un geste nonchalant, les repoussa en arrière, s’étonnant de les trouver si rêches."

Extrait du chapitre 1

 

"Elle hésita, elle aussi, à prendre ses jambes à son cou, fascinée malgré elle par ce curieux spectacle, et resta interdite, au milieu de la pièce. Sans qu’il ne puisse rien y faire, les marques gagnèrent son cou puis enlacèrent son dos et une partie de son torse, dévorant sa chair. Il avait l’impression de se noyer dans sa douleur, éloigné de la réalité à chaque nouvelle pulsation de son cœur. Haletant, il releva ses yeux rougis dans sa direction.

— Merde, qu’est-ce que tu es ?"

 Extrait du chapitre 19

 

"La peur. Elle seule comptait ; car elle était à l’origine de tout.

Les humains sont si faibles…
De pauvres âmes égarées en quête de pouvoir, s’abaissant à ses pieds
Lorsqu’elles comprennent que celui-ci les dépasse.

Jamais ton peuple n’aurait dû nous défier…"

Extrait du chapitre 20

 

"Ensaï, accoudé à la fenêtre, observait la rue animée. Le quartier s’était transformé à l’occasion d’une célébration populaire dont la signification lui échappait ; des lampions rouge et or barraient les airs et diffusaient une pâle lueur rosée sur l’avenue en contrebas. Les néons étincelants se multipliaient le long des devantures et la rue, malgré l’heure tardive et la pluie battante, grouillait de monde. Une mélodie entraînante se heurtait aux vitres épaisses et brisait le silence. Toute cette agitation l’incommodait. Il se détoura de cet étrange spectacle et contempla son compagnon. Ienzo, exténué, s’était assoupi à ses côtés, les bras repliés sur le bord du matelas. Pensif, l’homme aux cheveux noirs laissa son regard errer dans la pièce exiguë. Plusieurs mois lui avaient été nécessaires pour s’y sentir en sécurité… Combien de temps cela durerait-il encore ? Il savait qu’il serait traqué, condamné pour une arrogance qui n’était même pas la sienne.

Non, ce n’était pas lui, impossible."

Extrait du chapitre 27

 

" Sullivan releva la tête et rouvrit les yeux. Ses prunelles écarlates contemplèrent les entraves d’acier autour de ses poignets. Un sourire cruel fendit son visage lorsqu’il tira sur ses chaînes.

— Vous ne savez pas ce que vous avez fait… "

Extrait du chapitre 52

 

"Yggdrasil s’agitait ; la nervosité du phénix se lia aux sensations de son hôtesse. Elle devait agir. Elle voulait agir. Excitation, exaltation, pouvoir. Ses poils se hérissèrent sur ses bras. 

Il est celui qui défie les lois.
Il est l’heure de jouer,
Que le chasseur redevienne chasseur,
Et que la proie redevienne proie.
"

Extrait du chapitre 51

 

"Une atmosphère lourde, moite et étouffante régnait sur le campement. L’orage avait fui vers les frontières du désert et ne laissait derrière lui que des abris bien secoués et détrempés. Les dégâts disparaîtraient en aussi peu de temps qu’il en faudrait pour que sèchent les dunes imbibées d’eau. La tempête avait duré plusieurs jours, alternant accalmies et pluies torrentielles, mais les dommages avaient finalement été minimes. La réaction des Ekkarates fut prompte, limitant la casse à une dizaine de tentes renversées et à quelques effets emportés par le vent. Les archives et la réserve d’eau avaient heureusement été épargnées. La plupart des voilages étaient recouverts d’une épaisse couche de sable collant que les habitants s’empressaient déjà de nettoyer. Lorsque la nuit tomberait, il ne resterait plus la moindre trace de cet incident. En apparence.

On peut réparer un objet, mais pas une âme. "

Extrait du chapitre 7

 

"Perdre soudain tous ses repères ; devoir se réinventer une nouvelle vie dans un monde inconnu sans qu’aucune explication ne lui soit donnée. Ô combien cela lui semblait familier ! Ienzo détourna les yeux. Dehors, la rue était à nouveau bercée par un silence de mort, rongée par la nuit qui s’installait peu à peu. Seules de rares voitures arpentaient encore le boulevard malgré le couvre-feu. Tous deux laissèrent le calme nocturne les envelopper un instant, se plongeant dans d’obscures pensées.

— Tu entends ça ? murmura Ienzo. Savoure ce silence !"

Extrait du chapitre 6






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