16 février 2013 [2]

11 informations à propos de Pandora

Petit article du soir, bonsoir ! Pour celui-ci, je me suis inspirée d'une "coutume" qui circule largement sur le web depuis pas mal de temps : les Liebster Awards. Le but : donner 11 informations à propos de soi et répondre aux questions des personnes qui nous ont tagguées puis tagguer à son tour d'autres personnes. Mon associabilité ayant fait son travail depuis des années, je ne flane plus sur les blogs depuis longtemps et je doute d'y avoir été tagguée, tout comme je n'ai pas envie de tagguer d'autres lecteurs, et encore moins de parler de moi, mais je trouvais sympa l'idée de dévoiler quelques petites choses inédites quand même. Alors j'ai adapté tout ça à la sauce de ce blog et ai donc décidé de vous parler un peu de 11 petites choses à propos de Pandora. Certain(e)s d'entre vous en connaissent peut être une ou deux, mais pour l'ensemble, je ne crois pas en avoir déjà beaucoup parlé. Let's go !

 

1. Une bonne partie du roman a été écrite suite à des rêves ou des visions... Que ceux-ci aient été faits par moi ou par d'autres personnes, d'ailleurs, ce qui rend le processus créatif encore plus étrange. Un passage clé, par exemple, a été débloqué par une amie qui, à l'époque, ne connaissait de Pandora que les quatre premières pages et les noms des personnages. Il s'agit de la scène crossover entre Heather, à Ekkar, et Ensaï, sur le toit. Je reste encore abassourdie de la façon dont ce passage est venu à moi.

2. Je décrypte beaucoup ma propre vie et les différentes facettes de ma personnalité au travers de Pandora. Chaque lieu, chaque personnage et son histoire représente grosso modo un archétype qui m'aide à me comprendre, un peu à la manière d'une auto-psychanalyse (et en plus, c'est gratuit !). Je n'ai pas toujours conscience de cela lorsque j'écris, mais je me rends compte après coup, des mois plus tard, des corrélations entre eux et moi. On dit qu'on met toujours un peu de soi dans nos écrit. Moi je suis persuadée que l'on met bien plus que juste "un peu". Nos écrits, c'est nous.

3. A ce propos, je pense très prochainement me faire tatouer le symbole du Saṃsāra dans la nuque. Il est, avec l'arbre de vie, l'un des concepts réinterprétés les plus importants dans ma vie. Ce sont eux qui me guident et jalonnent mes réflexions sur la vie et les relations humaines. Je me laisse cependant le temps d'étudier le concept en profondeur, car même si je lui attribue une symbolique totalement personnelle, je veux savoir exactement la symbolique et les nuances de ce que je vais me faire marquer à vie sur la peau.

4. Je suis toujours extrêmement émue lorsque je tombe sur une vidéo ou une illustration qui m'évoque Pandora. Outre le fait que ça me fournit une banque d'images quand je veux m'amuser un peu à réaliser de nouveaux photo ou vidéo montages, c'est un peu comme si je me retrouvais plongée dans mon propre univers l'espace de quelques secondes et qu'il prenait réellement vie. La plus récente vidéo concernant Newport est la saison 5 de la série Fringe, dont la vision de Boston en 2036, le traitement colorimétrique et le générique correspondent esthétiquement, à l'image que je me fais de Newport. Pour Ekkar, ça a été, il y a quelques mois, l'un des épisodes de la saison 1 de Games of Thrones, lorsque la Khaleesi s'avance dans le feu. Il y a eu beaucoup de petits moments dans ce genre, depuis que j'ai commencé à travailler sur ce projet : la fête dans le monde virtuel dans le premier épisode de Caprica, beaucoup de clips des groupes Delerium, Nomads, la ville de la série Dark Angel, etc... 

5. J'ai toujours eu pour habitude d'attribuer des visages réels à mes personnages, tels que je les vois. Ainsi, c'est par exemple une évidence pour moi que Hyde incarne Ensaï où que l'actrice de Delerium dans le clip Euphoria représente Sasha. Il y a cependant des personnages sur lesquels je n'ai jamais réussi à coller un visage, dont Nate par exemple. Et ça m'obsède totalement, sachant que Nate a un physique très particulier. Je serais presque frustrée de ne pas le "connaître" tel qu'il serait dans notre monde même si, dans ma tête, j'ai une image assez précise de lui. C'est assez dur de retranscrire physiquement un amas d'idées et de fragments d'images qu'on a dans la caboche...

6. Mon plus grand rêve de faire de Pandora un film. Non pas pour en faire un blockbuster, ni pour faire des millions d'entrées, mais juste parce que je trouve qu'il s'y prêterait bien. Je n'ai pas écrit le roman dans ce sens, mais j'ai toujours vu les images et les lieux tels qu'ils étaient avant de les écrire. Je "vois" certaines scènes, et si on me demandait, là maintenant tout de suite de les tourner (et qu'on me donnait le budget pour), je pourrais le faire sans hésitation. Je ne sais pas si cela se ressent ou non dans mon style d'écriture. Il m'est même arrivé de penser à la manière dont je le ferai, aux compositeurs, acteurs ou réalisateurs que je souhaiterais voir sur ce projet (Catherine Hardwicke, Atticus Ross, Hyde, Linkin Park, farpaitement !) où à la manière dont serait gérée la D-Box (je ne crois pas qu'on ait déjà ça en France, mais j'ai surkiffé de voir Tron au Canada en Imax D-Box !) ou la 3D. Je le verrais en deux parties, la première à Newport, la seconde à Ekkar, suivant le déroulement précis du roman. Oui, c'est une réelle obsession. :D

7. La première version de Pandora, il y a maintenant plus de 12 ans, comportait 4 tomes qui relataient chacun une aventure différente. Elle se passait près de Nairobi, en Afrique, avec d'autres personnages (Tobias et Miyasa), mais a posé dès lors les premières pierres de toute ma mythologie personnelle et de toute l'histoire des Akkaïs. D'ailleurs, à Nairobi, l'Aigle est au peuple de Nomades (qui n'avait pas encore de nom) ce que le Loup Noir est à Ekkar. Tout ça a continué à se décanter dans ma tête pendant des années, jusqu'à ce que l'obsession (oui, encore) soit telle, que je décide de me replonger totalement dans le projet.

8. Je suis incapable de travailler sur plusieurs projets d'écriture simultanément, même si ceux-ci sont issus du même univers. De nouvelles "visions" m'ont lancée, il y a quelques mois, sur la piste d'une nouvelle basée sur l'univers des Akkaïs et de Pandora, dont l'intrigue principale se passerait à Atlanta. Une bonne partie du résumé, du background des personnages principaux et de l'aventure sont déjà griffonnés dans des carnets, j'ai même déjà fait deux photomontages de Lights, puisque c'est le nom de cette nouvelle, mais je suis incapable de m'y lancer totalement car je n'ai pas terminé les corrections du roman principal. Pourtant, là encore, je pourrais tourner la première scène en vidéo, je la vois comme si j'y avais assisté, de même pour la toute dernière scène de la nouvelle (quant à savoir ce qui se passe entre les deux, ça, c'est encore un peu flou...). Allez, un petit spoiler : la première scène démarre avec Graham, mal en point, admis aux urgences d'Atlanta après un grave accident de voiture. Celui-ci est étendu sur un brancard qui file à toute allure vers la salle d'opération. Il reprend connaissance difficilement et ne voit que les lumières des néons au-dessus de lui qui défilent dans un rythme régulier, l'aveuglant totalement. Et puis... Plus rien. Mais Graham et Mara vont devoir attendre encore un peu je le crains... 

9. J'ai une affinité toute particulière avec Ienzo, son histoire, son caractère et sa volonté. Il est l'un des personnages à m'avoir le plus "montré" de choses, à commencer par... Sa propre fin. Et, bien plus tard, la génèse de son départ vers Newport. Mais c'est aussi ce qui m'a permis de comprendre toute la complexité du personnage, pourquoi il agissait comme il le fait etc. Encore une fois, ce sont des rêves qui ont éclairé pas mal de choses. Il me semble d'ailleurs avoir fait allusion une ou deux fois sur ce blog à la découverte de sa ville natale, Portland. Toujours est-il que si j'avais un jour la chance de pouvoir me retrouver face à face à un seul des personnages de Pandora, ça serait sans doute lui... Même si le choix serait très difficile à faire car je les aime tous et qu'ils ont tous leurs spécificités...

10. Certains personnages de mes romans sont inspirés de personnes que j'ai réellement connues et qui ont marqué ma vie d'une manière où d'une autre, et d'ailleurs en bien ou en mal. Ca a été le cas pour Mekura de Shakunetsu no Taiyô, par exemple, et c'est aussi le cas dans Pandora, pour Sullivan. Je crois qu'intégrer ce genre de choses dans mes écrits me permet en quelque sorte d'exorciser un peu ces gens qui ont fait partie de ma vie, mais aussi de me guider en ayant une sorte de ligne conductrice quant à la manière dont leur comportement fonctionne. 

11. Parfois, je rêve de vivre à Newport. Oui oui. Même si je sais que c'est une vie extrêmement difficile, pauvre et pleine de dangers, je crois que j'ai un petit côté maso qui fait que je m'y sentirais bien. Et il est clair que j'idéalise beaucoup la chose depuis que j'ai vu la saison 1 de Dark Angel il y a des années. J'adore l'ambiance des squats et des taudis tels qu'ils sont dépeints dans ce genre de films, ambiances dubstep hipop, difficile à expliquer, comme si aucun danger n'y régnait vraiment. Le fait d'y avoir plus ou moins été immergée un jour en France (mais c'était un contexte totalement différent, artistique) a renforcé mon attirance pour ce genre de lieu que j'idéalise totalement, évidemment. Je crois que c'est le fait d'abandonner toute possession matérielle et tout confort, de vivre comme une sorte de nomade urbain, sans attaches, qui me motiverait, même si je prie pour que ça n'arrive jamais en vrai, parce que je sais que la réalité ne serait de loin pas aussi rose et fun que ça. En fait, je pense que je ne tiendrais même pas 1h dans un tel endroit !






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